Anecdotes


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LP  »Bouillies » : ACHETER

A PROPOS DU LP  »BOUILLIES »

–> vous pouvez notamment écouter  »Bouillies » sur Deezer, Google Play, iTunes,  Spotify ou même sur Youtube (cliquez sur la plateforme pour accéder à l’album) <–

 

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√ QUELLE EST LA CHANSON LA PLUS ÉROTIQUE DU DISQUE ? √

C’est  »Le plus beau concerto ».

Cette chanson est surtout très poétique, tellement que je peux la chanter devant des enfants sans qu’ils n’y entendent rien au sens sexuel du texte.

J’adore cette chanson, je la trouve particulièrement belle. Et je me permets de le dire avec autant de conviction car ce n’est pas moi qui l’ai écrite. En effet, il s’agit de la seule reprise du disque.

C’est un des nombreux poème de Léo Ferré qu’il n’avait pas mis en musique. A la demande de la famille de celui-ci, Yves Rousseau a mis ce poème en musique (notamment). Dans la version originale, Jeanne Added et Claudia Solal chantent, Yves Rousseau joue de la contrebasse et Régis Huby du violon.

Lors d’un stage avec Yves Rousseau, celui-ci a présenté cette chanson. Malgré sa difficulté, j’ai été enthousiaste pour tenter de me l’approprier. Le soir même, Yves m’a envoyé la version originale, une version midi et la partition. Je ne suis pas grand lecteur, j’ai surtout travaillé à l’oreille, mais la partition m’a tout de même aidé à trouver un arrangement guitare qui respecte à peu près l’harmonie initiale. Le lendemain, j’ai chanté à Yves ma version de cette chanson. Ses conseils m’ont été précieux.

Quelques mois plus tard, je décidais d’enregistrer cette chanson sur mon disque ‘’Bouillies’’, avec la bienveillante autorisation d’Yves Rousseau.

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√ POURQUOI CE TITRE : « KEPLER 452-b »  ? √

Il existe de nombreuses exoplanètes sur lesquelles il pourrait potentiellement y avoir une forme de vie

L’une d’entre elles, nommée  »Kepler 452-b », est située à plus de 1400 années-lumière de chez nous. Elle est de type tellurique et est située à une distance de son étoile relativement semblable à la nôtre du Soleil. De plus, cette étoile est du même type que notre Soleil. Kepler 452-b est une exoplanète habitable : elle pourrait, potentiellement, abriter une forme de vie ! (il pourrait en exister des milliards dans l’Univers !!!)
Quand j’ai décidé d’écrire cette chanson, j’ai trouvé là ce qu’il me fallait : un autre, une différence, un étranger qui vienne de très très loin.
En effet, j’avais décidé de déplacer mon point de vue sur le racisme ! Je ressentais le besoin d’écrire sur le sujet mais je ne voulais pas refaire encore, par exemple, « La cave », que j’avais écrit pour Katjoyaman entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, ou « Cercle vicieux », que j’avais écrit pour Yannsolo suite aux élections municipales de 2014…
Non ! Je me disais qu’il fallait que je me mette dans la peau du raciste et que, simplement, je cherche à déplacer le problème. Plutôt que de m’offusquer, je me suis donc documenté et j’ai réfléchi aux mécanismes qui conduisent à dette pensée de rejet de l’autre. Parallèlement, je lisais un magazine qui parlait des exoplanètes… bingo !
Imaginons que l’on se retrouve à devoir coexister avec des extraterrestres, comparons-nous à eux et, tout à coup, ceux qui sont nos « étrangers » aujourd’hui nous sembleront nécessairement moins « étranges ». Et voilà, le tour est joué : on vient tous du même Terroir et on a trouvé notre autre commun à rejeter pour se rassurer…
… C’est, je le conçois, un peu court. J’aurais sacrément l’air con si on venait à devoir vraiment cohabiter avec des extraterrestres ! J’aurai l’air con comme un raciste, tiens !…
… mais d’ici là…

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√ A QUELLE DATE LA CHANSON  »DAVID BOWIE » A-T-ELLE ÉTÉ ÉCRITE ? √

Elle a été écrite le 10 janvier 2016.
Ce matin-là, en me rendant à un atelier d’écriture, j’ai appris le décès de David Bowie à la radio.
Nous étions quatre, ne nous connaissions pas et devions co-écrire un texte, nostalgique ou mélancolique. J’ai proposé que nous partions d’une idée très simple : « David Bowie dit non aux hivers sans hiver ». Les autres ont accepté et nous nous sommes attelés à la tâche.
Quand nous nous sommes quittés, le texte était presque bouclé. Toutefois, bien que nous sachions ce que nous voulions y dire, bien que l’essentiel était déjà là, le dernier paragraphe n’était pas encore terminé.
Le soir, seul dans mon studio de répétition, j’ai terminé le texte et j’ai composé la musique. La chanson était écrite !
Quelques mois plus tard, je me suis attelé à l’enregistrement de ce qui devait au départ n’être qu’un EP 4 titres (finalement, le projet prendra du retard pour différentes raisons… et se transformera en LP 12 titres : « Bouillies » !). J’ai enregistré la guitare acoustique et la voix principale simultanément, sans clic, comme s’il s’agissait d’une version concert (c’est le seul morceau ainsi enregistré du disque, tous les autres sont au clic et piste par piste, dont certaines sont doublées, voire triplées).
J’avais volontairement laissé de la place sur cette prise pour que certains de mes amis auxquels j’avais pensé puissent poser leur marque sur ce morceau (une voix et une guitare additionnelles ainsi qu’une clarinette basse). J’avais très envie de cela.
Mais j’avais aussi l’intention de faire improviser des danseurs pour le clip (avec, comme seules consignes, l’unité de lieu, la présence de la chaise et des couleurs vestimentaires).
La disponibilité des premiers n’a malheureusement pas pu précéder celle des seconds. Afin que la musique soit prête pour le tournage du clip, j’ai dû remplir moi-même les espaces que j’avais libérés pour les autres… tant pis !

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√ QUELLE CHANSON DU LP COMMENCE PAR UNE CONTREPÈTERIE ? √

Le premier vers du ‘’Remède d’Archimède’’ est une contrepèterie.

A l’époque où j’ai écrit ces paroles, Cécile Deste, que j’avais rencontrée à Astaffort lors des Rencontres organisées par l’association Voix du Sud, m’avait demandé de lui écrire plusieurs textes.

Un matin de juin durant lequel j’avais du temps pour cette tâche, j’ai écrit celui du ‘’Remède’’. En deux ou trois heures, maximum… mais deux ou trois heures fort difficiles ! En effet, la veille je m’étais couché très tard et pas très en forme… j’avais abusé et je tenais une bonne gueule de bois !

Malgré cet état lamentable, je me suis forcé à écrire car je n’avais pas beaucoup de temps pour honorer la commande de Cécile. Un des thèmes demandé était celui du voyage. J’ai choisi de parler du malheureux qui fuit le monde qui l’entoure dans sa bouteille…

Un ou deux ans après, il m’est paru évident que ce texte collerait avec une ligne de guitare que je venais de trouver et sur laquelle je souhaitais poser des paroles. Je l’ai donc repris pour mon compte. Ainsi a été écrit et composé ‘’Le remède d’Archimède’’.

Lors de la réalisation de cette chanson pour le LP ‘’Bouillies’’, une autre évidence m’est apparue sans que je n’y ai songé auparavant. Alors que je triais mes différentes prises de voix pour savoir laquelle j’allais finalement garder, j’ai fait une erreur de manipulation : un oubli de ‘’mute’’ (c’est-à-dire que j’ai oublié de couper le son d’une piste alors que j’en écoutais une autre). Je me suis alors rendu compte que ces différentes prises de voix collaient suffisamment bien entre elles tout en marquant de légers flottements : bingo ! J’ai volontairement décidé de garder deux prises de voix au mixage afin de créer cet état imprécis et flou du verre de trop…

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√ POURQUOI AVOIR ÉCRIT LA CHANSON  »LET ME DOWN » EN ANGLAIS ? √

J’ai écrit ‘’Let me down’’ en anglais simplement afin de signifier la barrière de la langue.

Il y a quelques années, un de mes amis s’était amouraché d’une femme. Leur histoire a duré quelques semaines. Puis mon ami, que j’appellerai ici ‘’Cédric’’ par discrétion, Cédric, donc, s’est lassé de cette aventure. Il a souhaité se séparer de cette femme mais cela n’a pas été simple.

Toutefois, la femme semblait ne pas comprendre et n’arrêtait pas de l’appeler. Tous les jours ! Plusieurs fois par jour ! Pendant plusieurs semaines ! Un des problèmes lors de leur séparation (et, sans doute, aussi, malheureusement, un frein à leur histoire) a été la langue. En effet, cette femme était chinoise et parlait très mal le français. Quant à Cédric, il ne parlait pas un mot de chinois…

Ces complications ont miné Cédric. Jusqu’à, par moment, le fâcher !

C’est pendant cette période que m’est venu le riff de ‘’Let me down’’. J’y ai tout de suite entendu la colère. Comme j’avais envie d’y joindre un  texte, l’idée de parler de l’histoire de Cédric m’est très vite apparue. J’ai aussi tout de suite eu l’instinct que l’écrire dans une autre langue pouvait être intéressant par rapport au sens que je voulais y donner. D’autant plus pour moi qui chante essentiellement en français, autant par conviction que par esthétisme.

Bien sûr, comme je ne parle pas non plus un seul mot de chinois, j’ai décidé d’écrire la chanson dans le seul ‘’estrangé’’ avec lequel je me sentais capable d’essayer : l’anglais.

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√ DE QUOI PARLE LA CHANSON  »GANG RAPE » ? √

‘’Gang rape’’ signifie viol collectif… c’est ainsi, qu’un jour, j’ai vu notre positionnement d’êtres humains sur Terre.

Quand cette image m’est venue, j’ai eu envie de la décrire en chanson. Pour cela, j’ai d’abord fait des recherches selon deux axes : les mécanismes qui peuvent conduire au viol ainsi qu’un vocabulaire autour de la Terre et de sa personnification.

Par exemple, la première image est celle d’une Terre, dansant autour du Soleil, décrite comme excentrique et enivrante. Il y a là toute la bassesse de la fausse excuse : ce n’est pas de ma faute, elle l’a bien cherchée avec son comportement, son côté aguichant, sa mini-jupe, etc… tout le raisonnement du violeur qui cherche à faire porter la faute à sa victime… puisque c’est toujours la faute de celle-ci ! Mais le terme ‘’excentrique’’ est aussi un vrai terme d’astrophysique pour décrire la rotation de la Terre autour du Soleil.

Je place bien sûr la narration depuis la position de l’Humain-violeur. Mais j’ai voulu marquer deux états de celui-ci. L’être sentant la pulsion montée en lui, avec ce qui, de son point de vue, provoque cette sensation. Il n’est pas encore agressif, à cet instant. L’autre état est celui du passage à l’action, avec son agressivité. Pour marquer clairement ces deux états, j’ai eu envie d’écrire dans deux langues différentes, comme si le premier état, celui de l’attirance, pouvait être autonome du second, celui de la violence. A mon sens, le premier état, bien que fragile, n’oblige pas nécessairement le passage à l’acte. Il peut être celui des pensées d’un être quelconque suffisamment sain et éduqué pour ne pas transformer ses pulsions en un acte violent et dégradant. C’est pour cela que le texte de cette chanson est en anglais et en français.

La musique est venue après le texte. La partie correspondant au texte en anglais est arrivée assez vite. J’ai mis plus longtemps à trouver quelque chose qui me convienne pour l’autre partie. Ensuite, il m’a fallut un peu de temps pour travailler car, quand j’ai écrit cette chanson, c’était la première fois que j’utilisais autant d’amplitude entre les différentes partie de chant (pour cette chanson : de E2 à Bb4). Mais ça m’a fait progresser et prendre conscience de mes possibilités.

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√ DE QUELLE CHANSON EST TIRÉE CETTE PHRASE :  »ON NE CONNAIT PAS LE CHŒUR DES GENS, IL EST TANT MAL VISIBLE QUE PARFOIS ON COGNE DEDANS » ? √

Cet extrait est issu de la chanson ‘’Répétition’’.

Le texte est un poème de Valérie Rouzeau. Un jour, je suis tombé par hasard sur le prix Andrée Chedid. C’est un concours qui a lieu durant le Printemps des Poètes et qui propose de mettre en musique un poème. Quand j’ai vu ça, j’ai tout de suite imprimé le texte, sans même le lire. Quelque temps après, j’étais dans un bus et j’ai ressorti le texte de mon sac. C’était un soir d’hiver. J’étais dans une sorte de fatigue mélancolique (je ne sais pas pourquoi il me semble important de le dire mais j’ai comme image de ce jour ma tête déposée contre la vitre du bus et les lumières de la ville qui défilent). J’ai tout de suite aimé le poème. J’ai tout de suite su que je pourrai le mettre en musique.

J’ai lu et relu le poème jusqu’à ce que j’arrive chez moi. J’ai alors pris ma guitare et, en quelques dizaines de minutes, j’avais une ébauche complète de la chanson. Dans la semaine qui a suivi, j’ai enregistré la musique. Je ne savais pas précisément ce que j’allais faire et je créais les arrangements en temps réel. Puis j’ai posé la voix en deux ou trois jours, pareil, en rectifiant l’idée mélodique initiale selon l’humeur du jour… me trompant même dans le positionnement du micro sur une prise. C’était un micro statique que j’ai mis à l’envers !!! Finalement, j’ai bien aimé ce que cela a provoqué sur le son et j’ai gardé un bout de cette prise.

Je n’ai pas gagné le concours. D’ailleurs, pour la petite histoire dans la petite histoire, j’ai voulu retenter ma chance l’année suivante. Mais, chose nouvelle, il fallait dorénavant nécessairement être sociétaire de la SACEM pour pouvoir concourir. Or, à cette époque, je n’avais pas encore pris la décision de devenir membre de la SACEM. J’ai donc abandonné l’idée de participer à ce concours.

Je n’ai pas gagné le concours mais j’ai gagné une nouvelle chanson à mon répertoire ! J’ai choisi de lui faire une place sur ‘’Bouillies’’ (c’est, d’ailleurs, la seule chanson du disque qui ait été enregistrée en dehors de la réalisation de celui-ci). Et, régulièrement, j’interprète cette chanson sur scène. Quand je le fais, c’est toujours a capella, sans instrument.

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√ A QUELLE ÉPOQUE A ÉTÉ ÉCRITE LA CHANSON  »INTRO » ? √

Cette chanson a été écrite en novembre 2015.

Le lendemain ou le surlendemain des attentats du 13 novembre. J’ai écrit le texte d’un seul jet.

J’avais dans ma besace cette boucle à trois temps, lente et lourde ; je me suis tout de suite dit que ça collerait.

Deux semaines plus tard, je montais sur scène. J’ai commencé le concert par cette chanson. J’en avais besoin…

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√ AVANT D’ÊTRE LE TITRE DU DISQUE, QU’EST-CE QUE L’AUTRE APPELAIT SES  »BOUILLIES » ? √

J’appelais ainsi des morceaux dont la musique venait d’improvisations sur une boucle.

Très souvent, en répétition, quand j’en avais marre ou que j’étais las de travailler, quand j’étais trop fatigué, quand je n’arrivais pas à jouer correctement quelque chose ou simplement quand je ressentais le désir de m’amuser, je calais un son au hasard, j’en sortais rapidement une première boucle puis je me laissais aller.

Je cherchais, je triturais, avec la guitare comme avec la voix, indifféremment. Je m’enivrais du son qui sortait de mon pédalier jusqu’à ressentir une forme de transe. Les sons se superposaient les uns aux autres, se complétaient ou se répondaient. Il pouvait m’arriver d’en faire tellement que la boucle initiale n’était plus audible (j’aimais bien cette idée, d’ailleurs…). Au bout d’un moment, je posais la guitare et, quand j’estimais que cela en valait la peine, j’enregistrais et/ou je prenais en note l’ensemble.

J’avais, ainsi, dans ma besace, un certain nombre d’ambiances qui ne pourraient servir que dans un contexte de boucle. Je les appelais mes bouillies (en référence à la superposition de sons, parfois poussée à l’extrême, donc).

Par exemple, dans le disque, les morceaux  »Intro »,  »Outro » et, surtout,  »Bouillie #1 » et  »Si rien ne tient » sont des chansons dont la musique est née de ces improvisations…

… mais des chansons que je ne rejouerai pas sur scène prochainement. En effet, si j’ai toujours autant aimé les boucles et les effets que l’acoustique, ces derniers temps, je ne souhaite plus que jouer de façon acoustique : guitare + voix, un micro électro-statique pour reprendre l’ensemble, point ! Et comme je suis un couillon qui ne fait que ce qu’il veut, c’est une phase qui peut durer… ou pas ?!?

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–> vous pouvez notamment écouter  »Bouillie #1 » sur Deezer, sur iTunes, sur Spotify ou sur Youtube (cliquez sur la plateforme pour accéder à la chanson) <–

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√ LE SÉLECTIONNEUR D’UNE ÉQUIPE NATIONALE SE CACHE DANS LE LP DE L’AUTRE : DE QUI S’AGIT-IL ? √

C’est Olivier Kowarski, sélectionneur de l’équipe de France de Football Gaélique.

Il est un de ces potes de lycée qui te fait découvrir AC/DC et Led Zeppelin, avec lequel tu prends tes premières cuites, tu découvres Les Valseuses, un de ceux avec lequel tu fais un nombre incalculable de conneries comme de footing, avec lequel tu fais tes études, avec qui tu traverses fièrement le GR 20 dans son intégralité, un de ceux avec lequel tu peux facilement vider une bouteille de whisky en refaisant le monde, un de ceux dont tu es heureux pour lui de ses réussites, un de ceux que la vie n’éloigne que géographiquement : un ami.

Quand j’ai commencé à m’interroger sur l’esthétique de la pochette, j’ai vite eu envie de photos. J’ai tout de suite pensé à trois personnes de mon entourage dont je connaissais et j’aimais le travail photographique. Parmi celles-ci, il y avait Olivier (dont il est possible d’apprécier le travail ici : Sous le regard d’Olivier Kowarski).

Je pensais leur proposer à chacune et faire avec celle qui serait disponible et motivé, tout simplement. Je n’en ai pas eu le temps !

Un jour qu’Olivier se trouvait vers chez moi, il est passé me rendre visite en même temps qu’il m’apportait une vidéo qu’il avait faite pour ma campagne de financement participatif (je parlerai de cette campagne dans la question 15 mais sa famille et lui sont sur trois des vidéos de cette campagne : https://www.youtube.com/watch?v=Z9yulJTD4aQ&list=PLW2KSSpRf8bHqUQvnDurjXz8qijztDbhK). J’en ai profité pour lui parler de mon idée de pochette. Il a tout de suite été emballé. Il m’a rapidement fait des propositions. Elles m’ont plu.

Les photos de la pochette et du livret, c’est lui.

 

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√ QUEL TITRE D’UNE CHANSON DU DISQUE SE CACHE DANS LES POINTILLÉS :  »MAIS … DE TES RÊVES SEMBLAIT NE PAS VOULOIR JOUER DE MA GUITARE » ? √

Il s’agit de  »La métamorphose ».

Il y a de cela quelques années, j’assistais à un atelier animé par Simon Mimoun. Si, de loin, je n’étais pas le plus calé des stagiaires en théorie musicale, j’étais néanmoins un des seuls à avoir déjà écrit et composé. Or, la proposition faite par Simon était que chacun se force et revienne le surlendemain avec une chanson de son cru. J’aurais pu tricher et piocher au hasard dans mon répertoire… mais non ! J’ai décidé de jouer le jeu, comme tout le monde (je dois aussi avouer qu’une amie, présente également au stage, m’a forcé la main :  »bah non, tu fais comme tout le monde, tatati tatata »…).

Le lendemain, jour off du stage, j’ai réussi à trouver 2h pour m’atteler à la tâche. Je n’avais pas d’autre temps pour cette gageure. J’avais déjà écrit de nombreuses chansons auparavant. J’avais déjà été plusieurs fois en situation de performance artistique. Mais je crois bien que c’est la première fois que j’ai écrit dans l’urgence (un ou deux ans après, je me retrouverai à Astaffort, contraint d’écrire, par deux, une chanson par demi-journée pendant presqu’une semaine !).

Pour écrire ma chanson, je suis parti de deux choses. D’abord, dans ma besace, au tiroir esquisses non développées, j’avais un tout petit bout de mélodie, son harmonie et sa phrase qui m’emmènerait un jour je ne sais où ( »mais la métamorphose de mes rêves »). La seconde idée que j’ai eu a été de partir d’une discussion attrapée à la dérobée, la veille, lors de l’atelier : une stagiaire parlait, beaucoup, de ses problèmes de couple, un vieux couple semblait-il.

Voilà comment j’ai écrit  »La métamorphose » en deux heures. Bien sûr, au fil du temps, la chanson a évolué. Mais l’essentiel était déjà là. Cette chanson est devenue une chanson importante de mon répertoire et je la joue presqu’à chaque fois sur scène (j’ai bien eu quelques fois où je n’avais pas envie mais elle est toujours revenue !).

C’est aussi la dernière chanson que j’ai réalisée pour le disque. J’ai passé une journée à enregistrer, à nettoyer et à prémixer chacune des pistes (les percussions, les guitares, nombreuses, et les voix additionnelles). Le soir, quand est venue l’heure du chant, j’étais exténué. Je n’arrivais plus à entrer dans la chanson. Seulement, je voulais finir ce disque : c’était le dernier jour que j’avais pour réaliser ce travail dans de bonnes conditions. Alors, j’ai forcé… mais je n’y arrivais plus… j’avais intérêt à faire une pause. J’ai mangé, j’ai regardé un film, peut-être deux (?) et, vers 4h du matin, je m’y suis remis. En presque une prise, la voix était bouclée ! Vers 6h du matin, la chanson était complète, nettoyée et prémixée… ouf ! Plusieurs personnes m’ont fait part du fait que cette chanson est leur préférée du disque.

Si elle parle d’une relation qui s’étiole lentement avec le temps, elle aura pourtant été écrite et réalisée dans l’urgence…

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√ DES HEURES ET DES HEURES A CONTEMPLER QUOI ? √

 »Des heures et des heures à s’accrocher au ciel ». Il s’agit d’un extrait de texte de la chanson  »Si rien ne tient ». J’ai longtemps hésité entre  »contempler » et  »s’accrocher » si bien que je me suis trompé en posant la question…

Au travers de discussions sur les évènements en Syrie, la question des enfants revenait souvent. Que deviendront-ils ? Quelles séquelles dans la construction de leur personne ? C’est en pensant à cela que m’est venue un jour cette image :  »elle pleure, puis elle dort ».

J’imaginais une enfant, évidemment traumatisée par ce qu’elle vit ; elle ne semblerait s’apaiser qu’en tombant de sommeil. Je l’ai toujours vue allongée en fétus sur un banc de bois, un ourson blanc à la main (le même que celui de mon fils…), la tête sur les genoux d’un vieil homme. Ils ne se connaissaient pas quelques jours avant. Il est le seul à réussir à la soulager, un instant. Ils se sont rencontrés en tentant de fuir.

Ils sont tout un groupe de désespérés qui tentent de fuir ensemble. Ils ont tous perdu des proches. Elle a vu sa mère, son frère et ses sœurs mourir. Elle ne sait pas où est son père. Elle ne sait pas s’il vit. Elle ne sait pas s’il a été arrêté, s’il a été tué ou s’il a fuit sans sa famille. Elle peut tout imaginer, mais elle ne sait pas. Elle ne sait plus à quoi se rattacher. Elle a reçu une éducation religieuse simple et tolérante mais elle ne peut plus se raccrocher à celle-ci, au nom de laquelle tant de malheurs lui arrivent.

Quant au vieil homme, il est autant perdu qu’elle. Il espère, comme tous ceux de son groupe, pouvoir se rendre vers un territoire plus calme et accueillant ( »un mirage »). Et dans mon image, le banc est dans une cour de terre sableuse et aride, entourée de murs de pierres sans porte… le vieil homme et la petite fille semblent comme emprisonnés…

Du point de vue de son intensité, c’est la chanson dont je suis le plus satisfait dans ce disque.

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√ J’EMMERDE QUI ? √

 »J’emmerde la dèche ». J’avais besoin de terminer la série  »Intro » +  »Si rien ne tient ». J’ai appelé cela  »Outro », comme pour en finir.

J’avais besoin de jeter ce cri simple et primaire : va te faire foutre ! Pas de texte à écrire, non, un cri, juste un cri. Un jeu de consonance simpliste.

Un jeu de consonance simple mais qui permet toutefois de déplacer la catharsis à une problématique autre : socio-économique, par exemple.

Pour la petite histoire dans la petite histoire, j’avais commencé à enregistrer les parties instrumentales de quelques chansons quand un problème indépendant de moi-même m’a obligé à mettre entre parenthèse l’enregistrement du disque.

Plus tard, quand j’ai repris le travail sur le disque, j’ai choisi de le faire seul. Il m’a donc fallut récupérer chaque piste déjà enregistrée. Cela s’est fait… sauf pour deux morceaux : Intro et Outro ! Les pistes avaient disparues et il ne me restait plus qu’une version mp3 de l’enregistrement de l’instrumentale de chacun de ces deux morceaux… n’importe qui s’intéresse au son comprendra que les bras m’en sont tombés. J’aurai dû repartir à zéro sur chacun de ces deux morceaux. Néanmoins, j’ai choisi d’enregistrer les voix sur les bases déjà existantes et d’utiliser ces dernières pour le mixage. En effet, vu l’idée de son que j’avais pour ces morceaux, je me suis dit que ça pourrait fonctionner en trafiquant un peu (j’ai copié-collé le mp3 en deux pistes mixées et pannées différemment…). Et puis, cela m’a permis de gagner un peu de temps là où j’en avais fortement besoin…

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√ DE QUEL MORCEAU DU DISQUE EST ISSU CE TEXTE :  »ON DIRAIT KTA PEUR ET TU Y CROIS… TANT » ? √

Il s’agit de l’intégralité du texte du morceau  »Bouillie #1 ». 

Ce morceau est un exemple de ces bouillies qui naissaient d’improvisation avec ma pédale de boucle (voir question 9). C’est peut-être même le premier morceau que j’ai écrit après la période Alzheimer. Je ne m’en souviens plus parfaitement mais je crois bien que le texte est venu en même temps, pendant la première improvisation.

C’est, avec  »Outro », l’un des deux morceaux du disque qui peuvent presque être considérés comme des instrumentales tellement le texte est court et a une valeur de sonorité plus importante que le sens des mots.

D’ailleurs, j’avais trois possibilités pour lancer ce fragment de texte :  »Bouillie #1 »,  »Bouillie #2 » et  »Bouillie « 3 ». Avant que  »Bouillie #1 » ne s’impose, il m’est arrivé d’en jouer deux différentes dans un même concert (à deux moments différents du concert, évidemment, comme un leitmotiv).

Pendant plusieurs concerts, à l’époque où mon projet s’appelait encore YannSolo, je commençais systématiquement par  »Bouillie #1 » et les premiers mots que je disais aux spectateurs, après le fin de la chanson, étaient pour me moquer de moi-même en tant qu’auteur ! … puis, plusieurs chansons plus tard, venait l’heure de  »Cercle vicieux », boucle tentant de mettre en évidence le côté obscène et racoleur du discours d’extrême droite (je ne sais pas si j’ai complètement raté ce texte ou si je l’ai trop bien réussi, mais c’est une autre histoire…). A la fin de  »Cercle vicieux », je bouclais un langoureux  »sa bouche » par-dessus lequel venaient s’agréger des  »on dirait kta peur » de plus en plus pesants et envahissants : le clin d’œil fonctionnait plutôt bien.

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√ QUEL EST LE TITRE DE LA SEULE VIDÉO METTANT VRAIMENT EN SCÈNE L’AUTRE PARMI LES DOUZE AYANT SERVI A LA PROMOTION DE LA CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION DU DISQUE ? √

Il s’agit de  »Titre inquiétant », la 9ème vidéo.

Pour cette campagne de promotion, je ne voulais pas apparaitre à côté de ma guitare, dans un studio d’enregistrement, expliquant que j’avais besoin de votre aide pour financer mon disque.

D’abord parce que je déteste me montrer sur mes vidéos et visuels, depuis toujours. Je trouve ridicule les visuels sur lesquels l’artiste ou le groupe pose(nt), souvent de façon très grossière.

Mais aussi parce que, bien qu’étant seul sur scène, j’aime ces moments où je m’emploie à faire participer les uns et les autres de façon ponctuelle à mon projet. J’aime les danseurs et danseuses qui ont participé aux clips du disque. Et j’aime celles et ceux qui se sont prêtés au jeu de cette campagne de promotion.

Quand j’ai proposé cela, comme d’habitude en dernière minute (sic !), j’ai envoyé un mail à tous ceux de mon entourage que je sentais susceptible de me proposer quelque chose. Dans ce mail, il y avait l’idée de se présenter comme étant L’Autre et celle du leitmotiv autour du site ainsi qu’une durée approximative à tenter de respecter. Il y avait aussi quelques scénarii, inventés en cinq minutes, juste pour donner des idées. La seule vidéo respectant un scénario que j’avais proposé est la 7ème : Titre alléchant. Et c’est très bien comme ça : j’ai adoré toutes les propositions ! Merci !!!

Quant à la 9ème vidéo, je n’avais pas prévu initialement de le faire. Je répétais et je tournais autour d’une bouillie (voir question 9). Je faisais s’effacer la boucle finale de  »La métamorphose » en n’en gardant que le triolet chromatique (cf. le dernier son de la chanson sur le disque, que l’on entend clairement sur la vidéo, lorsque je coupe le reste). De là, je créais une nouvelle boucle, binaire ce coup-ci. Et dans une toute autre énergie. J’aimais bien l’idée.

Ce soir-là, dans l’effervescence de la campagne de promotion, j’ai eu envie d’y participer. Sans y réfléchir, j’ai pris mon téléphone et j’ai filmé…

–> vous pouvez voir l’intégral de la campagne sur Youtube <–

 

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√ DANS L’EXTRAIT DE CONCERT DE L’AUTRE EN 1ÈRE PARTIE DE PIGALLE, QUEL(S) TITRE(S) EST (SONT) ISSU(S) DU LP  »BOUILLIES » ? √

Il s’agit de  »La métamorphose » et de  »Let me down ».

Je ne me souviens plus combien de morceaux j’ai joués exactement ce soir-là. Huit ou neuf ? Je ne m’en souviens plus car ma conduite a été ramassée et gardée par une spectatrice (avec l’accord du régisseur puis avec le mien). Quoi qu’il en soit, il devait y avoir la moitié des morceaux issus du disque et l’autre moitié de morceaux nouveaux, dont deux que je n’avais encore jamais joués. C’est risqué et, parfois, je le paie. Mais je suis comme ça, je n’arrive pas à faire autrement… sans quoi je m’ennuierais !

Dans le même veine, ce concert est peut-être un tournant de mon aventure musicale. En effet, depuis plusieurs années, j’avais autant envie de me produire acoustiquement qu’avec mes effets et pédale de boucle. Je voulais alterner (et, d’ailleurs, j’alternais). Seulement, après la sortie du disque, je me suis concentré sur la version acoustique de L’Autre. Je n’ai plus touché mes pédales pendant six mois. Quand je les ai ressorties pour travailler sur ce concert en 1ère partie de Pigalle, je n’ai pas pris de plaisir. Et puis je m’étais habitué à jouer léger… ce qui implique un avant et un après légers, eux aussi (en gros, j’étais lassé par le temps d’installation et de rangement) ! Et puis, quand je me centre sur mes pédales, j’échange moins avec le public, c’est moins humain. Ma décision a vite été prise, je ne veux plus jouer qu’acoustique, jusqu’à nouvel ordre…

Et j’aime l’ambiance intimiste que suggère cette prise de son simple : un (très bon) micro posé quelques dizaines de centimètres devant moi, et c’est tout !

On le voit sur les images de ce concert. Par contre, évidemment, le son n’est pas fidèle au rendu de la salle ce jour-là. En effet, dans mes délires participatifs de dernière minute, j’avais proposé que les personnes du public qui le souhaitent me filment selon leur point de vue, avec leur téléphone. J’ai fait le pari que je pourrai en tirer un extrait intéressant. Et, à mon sens, c’est le cas. Sans tricher. Je n’ai filmé aucune image. Je me suis contenté de choisir parmi celles qui m’ont été données puis de faire un montage (avec l’intention de faire relativement court). Je n’ai opéré aucun traitement sur le son. C’est directement celui des portables. Simplement, quand, pour une même séquence, je passais d’un point de vue à l’autre, je restais sur le son d’un seul téléphone (car, bien évidemment, chacun avait un son différent, selon la qualité du téléphone et l’emplacement du spectateur…).

Ce qui est drôle, c’est que, si j’avais bien ressenti l’accueil chaleureux du public ce soir-là, je ne me suis aperçut qu’en montant cette vidéo que, à la fin, les gens se sont levés pour applaudir !

Je peux être très dur avec moi-même dans mon auto-critique. Comme d’habitude, je ne pense d’abord qu’à tout ce que j’ai raté, qu’à mes fragilités de ce soir-là. Et il y en a ! Mais ce que j’ai reçu en faisant cette vidéo, ainsi qu’au travers de nombreux retours de spectateurs après le concert (autant de ceux – déjà acquis ? – qui venaient pour moi que de ceux qui ne me connaissaient pas – et ce n’est pas facile de faire une 1ère partie de ce point de vue ! -), ce que j’ai reçu, donc, m’a fait énormément plaisir. Ouf… (et merci !!!)

–> vous pouvez voir l’extrait du concert sur Youtube <–

 

–> vous pouvez notamment écouter  »Bouillies » sur Deezer, Google Play, iTunes,  Spotify ou même sur Youtube (cliquez sur la plateforme pour accéder à l’album) <–